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Aïkido et self-défense

Il est courant aujourd'hui de dire que l'Aïkido est un art martial de défense afin de le rendre compréhensible aux non initiés. Mon point de vue est que malheureusement cette réduction pousse souvent à une mauvaise interprétation qui induit des erreurs dans la pratique.

L'Aïkido est également un art d'attaque : Déjà pour apprendre à recevoir une attaque, il faut bien savoir attaquer ! Les rôles de Aïté et Tori se fusionne de plus en plus suivant les années de pratique (Kaeshi Waza); Par exemple en tant que Tori il faut recevoir, c'est à dire suivre, se placer en Aïté pour contre-attaquer et déséquilibrer le partenaire. Parfois on contre-attaque directement de tout notre corps pour contrer une agression (l'esprit Irimi). Cela sous entend une volonté et vraiment une conscience de pénétration très Yang, plutôt qu'une défense Yin... Et puis le véritable attaquant, n'est ce pas cette part sombre de soi-même ?

Il est évident pour les pratiquants, que l'Aïkido est bien plus qu'un art martial de self-défense: Ce dernier est basé sur un conditionnement de nos réflexes, qui permet une réponse adapté très rapide. Mais en court-circuitant ainsi le mental on fait appel à notre énergie primaire de conservation, basée donc sur la peur. Mon expérience de l'Aïkido me montre que tout est au contraire conscientisé : La perception de notre corps, le mouvement dans chaque instant, le ressenti du corps du partenaire à travers l'équilibre et l'empathie, notre état d'esprit, notre mental etc. Ainsi l'Aïkido, dans son esprit bienveillant et souple, se base sur l'Amour. Par conséquent les aboutissants de toute une vie de pratique ne sont pas les mêmes que dans un sport de self défense... Je vous laisse méditer sur cela, en vous remerciant de votre écoute

Pour illustrer tout ceci, je vous laisse en compagnie de Mitsugi Saotomé Sensei, élève direct du fondateur, que j'affectionne tout particulièrement :

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