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de notre club
d'Aïkido

Les prochains stages/events

Stage départemental - ligue BZH

Samedi 21 janvier 2023
Enseignants : François Quantin et Stéphane Le Ru
Samedi (9h-12h et 15h-18h)
Dojo La Fabrik, 30, rue Saint Ernel, 29800 Landerneau

Stage 3ème/4ème dan - ligue BZH

Samedi 4 et dimanche 5 février 2023
Enseignants : Robert Le Vourc'h et Pierre Magadur
Samedi (9h-12h et 15h-18h), dimanche (9h-12h)
11, rue Léon Blum, 56700 Hennebont

Les articles

Le reishiki
étiquette et cérémonial

Définition

Dans la culture japonaise, l’étiquette est d’une importance rare, on la retrouve naturellement de façon prépondérante dans les arts martiaux traditionnels tel que l’Aïkido.

Le Reishiki est composé des idéogrammes «rei» qui signifie vénérer, respecter, saluer et de «shiki», qui correspond à cérémonie, rite, style, forme.

Reishiki pourrait donc se traduire par «Cérémonial», mais c’est bien plus encore…

A l’Aïkido Quimper, dans notre dojo, nous encourageons les pratiquants à respecter le lieu, le kamiza, les partenaires et être attentif à tous les mouvements lors des entraînements.

Plus généralement, entrer dans un dojo, c’est pénétrer dans un monde à part. Le dojo est un lieu pour étudier l’Aïkido avec pour finalité purifier et élever son corps et son esprit pour la réalisation de soi-même. Le Reishiki est un élément indispensable pour y parvenir.

salut en seiza
Règles

Le Reishiki peut varier suivant les dojos, mais on observe une base élémentaire commune.

Dès l’entrée du dojo

En entrant et en quittant le dojo, s’opère un salut debout en direction du mur où se trouve le portrait d’O’Sensei (shinden)

Le respect

Le respect des partenaires commencera par une propreté corporelle, et un Gi propre et en bon état. On porte uniquement un gi, et on n’utilise que les armes qui nous appartiennent.

Les armes

Rangées, prêtes à servir, le long du tapis, les armes ne doivent jamais être enjambées. Tout comme le gi, elles ne peuvent servir qu’à celui à qui ils appartiennent.

Au début du cours

En montant sur le tatami, les zoori sont rangés tournés vers l’extérieur en évitant de tourner le dos au shinden. Puis, on salue en seiza (position assise) en direction du shinden, avant de rejoindre sa place en attendant le début du cours.

Tout au long du cours

Il convient d’éviter de s’entraîner devant le shinden. Dans tous les cas, on ne doit pas s’asseoir devant lui en lui tournant le dos, même le cours terminé.

Le cours commence et s’achève par un salut formel. Il est indispensable de se présenter à l’heure pour y participer. En cas de retard, l’élève devra attendre debout au bord du tatami (en principe au centre, face au shinden) et patienter jusqu’à ce que le sensei l’autorise à se joindre au cours.

Enfin, la position à adopter sur le tapis est la position seiza. Allonger les jambes, s’adosser à un mur ou un poteau n’est pas admis. A chaque instant, nous devons être disponible.

le respect vis à vis du Senseï (le professeur)

Lorsque le sensei montre une technique, les élèves restent assis en seiza et attentifs aux explications. Dès la fin de la démonstration, vous saluez le sensei, puis votre partenaire, et commencez à travailler. Si le sensei vous apporte des corrections ou des précisions, mettez vous en seiza et restez attentif à ses explications. Saluez le lorsqu’il a terminé. Un arrêt du travail est également admis pour porter attention à une explication fournie par le sensei à un autre pratiquant. Dans ce cas, la position seiza est également de mise, ainsi que le salut lorsque l’éclaircissement a été apporté. Si vous devez poser une question au sensei, vous le saluez et attendez qu’il soit disponible ; il n’est pas convenable de l’appeler.

Dès que le sensei annonce la fin d’une technique, vous saluez votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants (assis en ligne).

Eléments implicites du Reishiki

Pour commencer : parler le moins possible sur le tatami !

L’étude est de mise, aucun pratiquant n’est présent pour imposer ses idées aux autres : l’aïkido est une voie de création, non de destruction. Le respect mutuel est indispensable. L’aïkido n’est pas un combat de rue, et le tatami n’est pas un lieu de règlements de comptes : participer à une séance implique un dépassement de notre agressivité.

Puis, la pratique de l’aïkido élude complètement la compétition : une puissance incomparable puisant dans la souplesse, le contrôle de soi, la modestie, la communion avec ses partenaires remplace la force musculaire.

Chacun doit veiller à protéger l’intégrité (physique et/ou psychique) de soi-même et de ses partenaires.

Enfin, à la fin de la séance, il est de coutume de saluer et remercier le dernier partenaire avec lequel nous avons travaillé.

Dans notre relation au dojo de l’Aïkido Quimper, il est souvent question de Reishiki, l’étiquette.

Comme pour l’apprentissage des techniques, le reishiki s’apprend, mais va bien au-delà de simples gestes...

étapes assise en seiza

Le hakama
origine et symbolique

Origine

Le hakama est un type de vêtement traditionnel japonais. C'est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prend sa forme actuelle durant la période Edo. De nos jours, le hakama est porté par les hommes et par les femmes.

Le hakama est premièrement utilisé par la cour impériale chinoise sous les dynasties Sui et Tang. Par la suite, les nobles Japonais adoptent ce vêtement au 6è siècle. Les hakamas japonais sont portés par-dessus un kimono (hakama-shita), sont noués à la taille et tombent sur les chevilles. Depuis le 14è siècle, ils ne sont portés que par les hommes.

Depuis le 12è siècle et jusqu'à la fin de la période Edo, la tenue des samouraïs inclut un hakama.

Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui demeuraient visibles sous le tissu. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissu, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie, hakama umanori, mais il existe des hakamas dont les jambes ne sont pas séparées (andon bakama).

De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido, le kendo, le kinomichi, le iaido, le kenjutsu, l’aïkijutsu, l’aïkibudo, le ju jitsu, le nihon kempo, le shinkendo, le naginatajutsu et plus rarement le judo. Pour le ju jitsu, il est utilisé dans les koryū (écoles anciennes) principalement, et non dans les styles modernes.

Dans ce contexte, on parle parfois de keikobakama (littéralement « hakama d'entraînement »). Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme le iaido ou l'aïkido.

Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile.

pliage du hakama
Symbolique

Selon certaines légendes, les sept plis représentent les sept vertus que doit posséder le samouraï : jin ( bienveillance, générosité ), gi ( honneur, justice ), rei ( courtoisie, étiquette ), chi ( sagesse, intelligence ), shin ( sincérité ), chu ( loyauté ) et kō ( piété ). D'autres sources parlent plutôt des termes yuki ( courage, valeur, bravoure ), makoto ( sincérité, honnêteté, réalité ), meiyo ( honneur, crédit, gloire) 3. Cette symbolique n'est pas clairement établie et son origine ne dispose d'aucune source fiable.

En Europe, le hakama est surtout porté par les pratiquants d'arts martiaux. Dans certains d'entre eux (kyudo, kendo, iaido, aïkibudo), il fait partie de la tenue obligatoire. Dans d'autres, en particulier l'aïkido, aïkibudo ou l’aïkijutsu, il peut être porté lorsque l'élève a atteint un niveau technique lui permettant de gérer la gêne qu'occasionne le port du hakama ; la décision d'autoriser un élève à le porter est laissée à la discrétion de l'enseignant, il est devenu de fait un signe d'investissement personnel dans la discipline et de niveau technique, bien que cela ne soit pas son sens originel.

Pour la pratique martiale, le hakama se noue en commençant par la partie avant. Le sommet de celle-ci doit dépasser la ceinture (kakuobi) de quelques centimètres. La longueur des lanières diffère suivant la discipline : égales pour l'aïkido, courtes à l'arrière pour le iaido. Les lanières avant sont alors passées autour de la taille juste au-dessus de la ceinture, croisées derrière et reviennent sous la ceinture (obi), où elles sont nouées à l'aide d'un nœud simple. On met alors en place la partie arrière, le dosseret au creux des reins. Les lanières arrières se positionnent sur la ceinture (obi) ou au-dessous, et viennent se nouer sur l'avant avec un nœud similaire à celui de la ceinture et englobant les deux brins avant. Les manières de ranger les lanières divergent selon les écoles.

Le Hakama, un simple vêtement ?

Par-delà le “simple” vêtement complémentaire aux équipements pour la pratique de l’Aïkido, il symbolise néanmoins ce que les traditions inter-générationnelles ont perpétré. Il représente ainsi la nature du Bushidō.

De nos jours, porter le hakama permet au pratiquant de s’immerger dans la pratique martiale tout en intégrant une posture honorable. Car il décrit notre propre vie par notre façon personnelle de le revêtir, de le porter, de le plier, de l’entretenir, de le ranger.

Tout pratiquant est responsable par son comportement de la réputation de son école (Ryu). Son avancée est symbolisée par sa ceinture et son hakama. Ainsi, son grade représente l’ensemble indissociable d’une triple valeur morale, technique et physique. C’est pourquoi, O’Sensei rappelait que les pratiquants d’Arts Martiaux se doivent de “polir les sept vertus du Budō, reflets de la vraie nature du Bushidō, que les sept plis du Hakama symbolisent” :

7 plis pour les 7 vertus du Budō

Gi (honneur, justice) :

Le sens de l’honneur passe par le respect de soi-même, d’autrui, et des règles morales que l’on considère comme justes. C’est être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l’idéal que l’on s’est choisi.

Rei (courtoisie, étiquette) :

La politesse n’est que l’expression de l’intérêt sincère et authentique porté à autrui. Quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d’attitudes pleins de respect et de sollicitude.

Chi (sagesse, intelligence) :

La sagesse est l’aptitude à discerner en tous lieux et en toutes choses, le positif et le négatif. A n’accorder aux choses et aux événements que l’importance qu’ils ont, sans se laisser aveugler ni se départir de la sérénité si durement acquise sur le tatami.

Shin (sincérité) :

La sincérité est impérative dans l’engagement martial. C’est pourquoi, sans elle, la pratique n’est que simulation et mensonge, tant pour soi-même que pour autrui ; l’engagement se doit d’être total, permanent, sans équivoque. La sincérité se constate facilement et l’illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la Voie ().

Chu (loyauté) :

Il peut paraître désuet de parler de Loyauté et de Fidélité dans notre société contemporaine alors même que ces valeurs sont le ciment indéfectible de nos disciplines martiales. L’Aïkidoka s’engage, comme le Samouraï envers son Daimyo, à une fidélité totale mais surtout à un respect loyal des règles internes à son École. De même que ces valeurs sont le reflet de la rectitude du corps et de l’esprit du pratiquant.

Koh (Piété) :

La piété s’entend ici dans le sens de respect profond et authentique des bases de nos pratiques martiales. (techniques, spirituelles, historiques, philosophiques…) .

Jin (bienveillance, générosité) :

La bonté ou la bienveillance suppose une attitude pleine d’attention pour autrui. Celle-ci doit être sans considération d’origine, d’âge, de sexe, d’opinion ou de handicap. Mais encore, le respect permanent des autres avec le souci de les honorer sans jamais leur causer de troubles ou de peines inutiles. Nous retrouvons ici le Bushi No Nasake, la sympathie ou la clémence du guerrier nippon. Celui-ci pouvait certes trancher de son sabre tout problème lui étant soumis. Mais il possédait également la possibilité de pacifier les esprits sans ôter la vie.

 

projection en aïkido
Pliage

Le rangement comme le pliage du hakama répond à tout un rituel et il peut varier selon les personnes et les écoles mais on retrouve en général l'ordre ci-après.

La tresse

Les lanières sont pliées en réalisant une tresse. Une fois le hakama plié, on déploie les lanières de chaque côté.

Étape 1 : on replie la lanière inférieure droite sur elle-même en travers du hakama.

Étape 2 : on fait de même avec l'autre lanière inférieure.

Étape 3 : la lanière supérieure gauche passe sous les deux lanières pour ressortir vers le haut.

Étape 4 : elle entoure ensuite la partie supérieure de la lanière gauche.

Étape 5 : elle se pose sur la partie inférieure de la lanière droite.

Étape 6 : la lanière droite passe sous les trois autres pour ressortir vers le haut.

Étape 7 : elle enserre ensuite la partie supérieure de la lanière droite.

Étape 8 : elle vient enfin se poser sur la partie inférieure de la lanière droite en passant par la boucle formée par la lanière supérieure gauche.

Quel Hakama pour la pratique de l’Aïkido ?

Pour la pratique de l’Aïkido, le choix de la qualité du hakama résidera dans la qualité du textile utilisé. En effet la matière (coton, synthétique etc.) pourra influencer la fluidité de la pratique, notamment lors du travail au sol. Il existes ainsi quelques marques comme Tozando, ou Iwata, renommées pour la qualité de leurs Hakamas.

Etapes de pliage du hakama